Innovative city : Nice, laboratoire des villes connectées

Trouver une place libre pour se garer dans la rue en utilisant son smartphone, réduire sa consommation d’eau et d’électricité grâce à des capteurs, utiliser un spot de la mairie proposant des services en ligne… les villes multiplient les nouveaux services.

Les 24 et 25 juin 2015, se tiendra à Nice, Innovative City, l’une des premières manifestations européennes consacrée aux villes connectées. En accueillant des centaines de maires du monde entier au cours de la précédente édition, la grande convention de Nice s’est imposée comme un événement stratégique pour les collectivités locales.

Programme
En 2015, Innovative City propose des conférences en mode « mix and match » pour tirer le meilleur parti des fertilisations croisées nécessaires à l’émergence de nouveaux talents et d’applications performantes et vertueuses. Les conférences « Wise Metropolis » permettront également de découvrir les visions et réflexions d’élus, d’industriels, d‘experts, de scientifiques…
Les conférences « City Apps » présenteront quant à elles les bonnes pratiques sous forme de solutions clés pour la smart city.
Téléchargez le programme

En savoir plus sur le site officiel Innovative City
Lire l’article sur les échos « Nice se veut laboratoire vivant de la ville connectée »

 

Une campagne choc contre la pollution de l’air en Chine

Clean the air. Let the future breathe again
En Chine, les passants ont pu découvrir cette campagne choc, menée par Xiao Zhu, une marque de purificateurs d’air, dénonçant les importants problèmes de pollution. A la nuit tombée, des projecteurs ont ainsi fait défiler les visages d’enfants en pleurs et terrifiés, apparaissant dans la fumée rejetée par des cheminées d’usines, tels des spectres, ainsi que le slogan Clean the air, let the future breathe.

Première cause de mortalité au monde
En 2010, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recense près de 3,2 millions de morts par an causées par la pollution atmosphérique avec 70% de ces décès provenant d’Asie.
Toujours selon l’OMS, les particules fines devraient se stabiliser à 10 microgrammes par litre d’air, afin d’assurer un risque limité d’empoisonnement par l’air aux populations. et percutante illustrée par la projection de visages d’enfants et d’adultes marqués par les effets de la pollution atmosphérique.

En effet, l’OMS rappelle que les particules fines devraient se stabiliser à 10 microgrammes par litre d’air, afin d’assurer un risque limité d’empoisonnement par l’air aux populations. Or ce taux avoisinerait les 100 microgrammes par litre en Chine et en Inde avec des pics réguliers compris entre 500 et 800 microgrammes au cœur des grandes métropoles comme Pékin. Toujours selon l’organisation plus de la moitié de la population mondiale vivrait au-dessus de ce seuil.

Dépassée par sa superficie, sa population et son économie, la Chine montrée du doigt comme l’un des plus grands pollueurs au monde est en parallèle un des pays les plus novateurs en matière d’énergie renouvelable, accueillant les plus importantes usines de fabrication d’éoliennes et de panneaux solaires. Des commandes principalement générées par les Etats-Unis et l’Europe attirés par un moindre coût de la manœuvre.

Tandis que les Etats-Unis se sont engagés à réduire de 26 à 28% leurs émissions en 2025 par rapport au niveau mesuré en 2005, la Chine a décidé quant à elle de s’imposer des objectifs de réduction des gaz à effet de serre d’ici 2030, notamment de par la fermeture de certaines de ses usines à charbon. Parallèlement la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité devrait atteindre les 20%.

Lire l’intégralité de l’article sur Blasting News

 

La Cité de l’objet connecté

On les présente comme le nouvel eldorado technologique. Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, en a d’ailleurs fait une des priorités de son plan pour l’industrie du futur, présenté en mai dernier : le développement des objets connectés. Vitrine de l’avancée de la France dans le secteur, la ville d’Angers s’est récemment faite remarquée : issue des 34 plans du programme pour la Nouvelle France industrielle, la Cité de l’objet connectés a été inaugurée par François Hollande. Cet accélérateur souhaite regrouper en un lieu unique toutes les compétences nécessaires pour accompagner les start-up dans le développement leurs projets, de la conception à l’industrialisation. Les entrepreneurs intéressés pourront souscrire à plusieurs offres standardisées ou sur-mesure.
Initiée par la société Eolane, la structure compte aujourd’hui un peu moins d’une vingtaine d’actionnaires, dont le spécialiste des réseaux bas débit Qowisio, Orange, Air Liquide ou Bouygues Telecom. A la tête de la structure, on retrouve notamment Eric Carreel, le fondateur de Withings, en tant que président d’honneur, et Thierry Sachot, le directeur d’Eolane, en tant que président.

L’idée maîtresse de ce projet est de concentrer en un même lieu diverses compétences : mécanique, électronique, design, etc. Sur un site de 1 800 m² pour le moment (le site final devrait s’étendre sur 8 300 m²), les innovateurs auront accès à un panel de services et de machines leur permettant de faire avancer leurs idées, voire dans certains cas aboutir à une commercialisation.

« Tout l’enjeu est de faire en sorte que l’on soit capable de produire plus près de chez nous », plutôt qu’en Chine ou ailleurs, souligne Eric Carreel.
Or la révolution des objets connectés est en marche. Selon un rapport de l’Idate de 2013, 15 milliards d’objets étaient d’ores et déjà connectés à Internet en 2012, contre 4 milliards en 2010. Pour l’auteur de cette étude, Samuel Ropert, « en 2020, il y en aura 80 milliards ». Selon le cabinet GfK, cela signifie qu’en 2020, chaque foyer disposera de 30 objets connectés.

Sources :
La France se dote d’une Cité de l’objet connecté, Le Monde
Objets connectés: un marché à 1 700 milliards de dollars en 2020?, Frenchweb.fr

 

Et hop, une jeune rue !

Après le fiasco retentissant du projet de Cédric Naudon, (lire l’article Les Echos du 22 mars 2015), coup de théâtre en ce mois de juin 2015 : La start-up HopShop annonce qu’elle veut reprendre le projet à sa manière. Et cela passe par une campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank et par l’installation en boutiques éphémères de jeunes entrepreneurs tels que Atelier BUD (Beau, Utile, Durable), Carvil, Cool & the bag, Faguo, Ma Ptite Culotte, La Bonne Box, Le Petit Ballon, Charlie Watch, Hircus, Hast, Dagobear, TheTops, Basus, Lonesome Detail, Shaman.

Et hop, une jeune rue du 4 au 18 juillet, rue du Vertbois, Paris 3ème.

Pour en savoir plus, Spanky Few (Deborah Larue) a rencontré Nicolas Jambin, l’un des fondateurs de HopShop, qui vous explique tout du nouveau projet : par ici l’article

 

Réchauffement climatique : au pied du mur

« Si rien n’est fait d’ici 2020 pour infléchir les émissions de gaz à effet de serre de 15 à 20 % alors, quoi qu’on fasse par la suite, on ira à + 3 °C », prévient le climatologue et glaciologue français Jean Jouzel.

La communauté internationale est « au pied du mur », estime Jean Jouzel, qui souligne qu’il faut « absolument agir » contre le dérèglement climatique avant 2020 et l’entrée en vigueur du futur accord de Paris. Faute de quoi le monde se dirigera vers un réchauffement à + 3 °C, aux impacts dévastateurs, rappelle le vice-président du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), alors que se tient à Bonn un nouveau round de négociations sur le sujet.

L’accord espéré lors de la conférence de Paris en décembre (COP 21) doit prendre le relais du protocole de Kyoto pour l’après-2020. Quelle doit être la priorité de la négociation ?

« Tout d’abord, il faut absolument faire quelque chose d’ici 2020. Si rien n’est fait d’ici 2020 pour infléchir les émissions de gaz à effet de serre de 15 à 20 %, si on reste sur la tendance sur laquelle on est, alors, quoi qu’on fasse par la suite, on ira à + 3 °C (les États ont pour objectif de limiter à + 2 °C la hausse du thermomètre, NDLR). Car il y a un effet d’inertie. Donc, il faut faire quelque chose tout de suite. Et c’est faisable : il suffirait que tous les pays regardent ce qu’ils font, fassent un peu d’efficacité énergétique. La preuve : selon une première évaluation de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), à confirmer, les émissions de CO2 auraient stagné entre 2013 et 2014, en grande partie grâce à la politique de la Chine. Ce serait la première année où croissance du PIB global et émissions de CO2 seraient découplées ! Ensuite, entre 2020 et 2050, il faudra diviser les émissions par deux, voire trois (entre moins 40 et 70 %), et arriver à la neutralité carbone (un bilan neutre, NDLR) à la fin du siècle.

Lire la suite de l’interview de Jean Jouzel sur Lepoint.fr

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