Acsel x Frenchweb Day RH

La transformation digitale n’est pas qu’une histoire d’outils et de technologies ! Pour faire muter durablement les entreprises, il faut aussi penser le numérique en termes de conduite du changement : faire évoluer les modes de management, adapter le temps de travail au mode agile, former les collaborateurs, anticiper les nouvelles compétences, recruter et attirer les talents du digital …

Moteur de l’entreprise, les RH sont devenues l’un des piliers de la transformation numérique des entreprises. Nous vous proposons de découvrir les initiatives d’acteurs innovants dans le domaine.

L’ACSEL et FrenchWeb vous invitent à découvrir les enjeux de la transformation digitale lors de cette matinée qui réunira une vingtaine d’intervenants, acteurs des Ressources Humaines et du management en France, et à l’international.

AGENDA:

9h00 – 9h20 Introduction : Il n’y a pas de transformation digitale sans adaptation des modes de management par Jean-Noël Chaintreuil, fondateur et directeur de 231E47, laboratoire d’innovation et auteur du livre RH & Digital : regards collectifs de RH sur la transformation digitale.

9h20 – 10h00 Table ronde #1 : culture d’entreprise et transformation digitale animée par Thierry Majorel Responsable Innovation et Digital Experience RH chez BPI Group. Avec Laure Wagner Culture Captain de Blablacar, Alix de Sagazan founder AB Tasty, et Peggy Loupe directrice transformation Digitale Interne chez SNCF.

10h00 – 10h10 Keynote : Les nouveaux métiers et compétences de la transformation digitale dans le secteur du marketing et de la communication par Vincent Montet, directeur de la stratégie digitale chez Groupe EDH.

10h10 – 10h50 Table ronde #2 : Comment recruter les meilleurs talents ? animée par Gildas Poirel Directeur au sein du cabinet de conseil en management Hay Group. Avec Vincent Huguet co-founder et CEO d’Hopwork, Grégory Herbé CEO de MyJobCompany, et Perrine Grua Communities and Education director de NUMA Paris.

10h50 – 11h00 Keynote « Linkedin : les dix meilleurs pratiques du recrutement » avec Nicolas Mirail, directeur commercial chez Linkedin.

11h00 – 11h40 Table ronde #3 : Les formations, nouveaux outils, meilleures pratiques animée par Vincent Montet, Directeur de la stratégie digitale chez Groupe EDH. Avec Baptiste Domingues B2B Director chez OpenClassrooms, Sophie Rosier Head of Axa Group Digital Academy chez AXA, Eric Barillan Image Employeur et Campus Management – DRH Group chez Orange.

11h40 – 12h00 Business Case : Workplace by Facebook avec Nicolas Bordas vice-président TBWA\Europe.

12h00 – 12h10 Conclusion : présentation du TOP 100 et des tendances 2017 by Frenchweb
Conclusion de Cyril Zimmermann.

12h10 – 14h00 Cocktail

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Crédit photo : © Sergey Nivens – Fotolia.com (via parlonsrh.com)

 

La Cité de Refuge, une rénovation à double sens

Depuis sa construction il y a 80 ans, la Cité de Refuge de l’Armée du salut a conservé sa fonction d’origine : héberger et accompagner des sans-abri vers l’insertion socio-professionnelle. La réhabilitation du bâtiment de Le Corbusier, orchestrée par les architectes François Chatillon et François Gruson, illustre les contraintes liées à la conservation de ce patrimoine emblématique du XXe siècle.

Avec sa façade aux couleurs délavées, l’immeuble qui s’étire entre les rues du Chevaleret et Cantagrel, dans le 13e arrondissement parisien, a triste mine. « Il faut avoir un a priori positif pour son architecte pour y voir autre chose qu’un bâtiment en béton défraîchi. », avoue François Chatillon, architecte en chef des monuments historiques, chargé de la restauration de l’œuvre.
À l’aube des célébrations du cinquantenaire de sa mort, Le Corbusier, pionnier du mouvement moderne, continue de diviser l’opinion.

Premier « Grand édifice » de l’architecte, et deux décennies avant les cités radieuses, la Cité de Refuge est d’abord un programme social extrêmement novateur : véritable laboratoire social et urbain, il propose un espace de reconstruction des hommes et des femmes jetés à la rue par la crise économique.
Pourtant au cœur du projet de logement social de Le Corbusier, les couchages en dortoir de l’époque n’étaient plus acceptés, ni acceptables aujourd’hui. Ce constat a donc poussé la Fondation de l’Armée du Salut à entreprendre d’importants travaux « d’humanisation » : pour la première fois, le centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) recevra des hommes seuls, des femmes avec enfants et des familles, issus de la rue, dans des studios neufs dotés d’une salle de bains et d’une kitchenette.

Mais pouvait-on faire les lourdes modifications nécessaires à son usage sans dénaturer l’ouvrage, protégé au titre des monuments historiques depuis 1975 ?

La restauration de la Cité de Refuge a soulevé de nombreuses questions, discutées au sein du comité de suivi scientifique et technique qui réunit une fois par mois, sous la présidence de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France (DRAC), tous les acteurs du projet pour valider les points de la réhabilitation de la partie classé du bâtiment.

« Revenir à l’état initial était très complexe et condamné d’avance parce que l’état initial n’était pas viable. A l’inverse, accepter les modifications du temps, oui, mais lesquelles ? », interroge François Chatillon. Le projet actuel prend donc le parti de montrer un état du bâtiment qui n’a jamais existé comme tel : les parties hautes des années trente avec la façade des années cinquante.

D’autant que le bâtiment initial a plusieurs fois été modifié. Construite dans les années trente, La Cité de Refuge a été modifié vingt ans plus tard par le Corbusier avec un changement radical de concept, allant au-delà de l’application des cinq points de l’architecture. A la fin des années vingt, l’architecte « comprend que la société dans laquelle il agit est une société éminemment machiniste. », explique Vanessa Fernandez, chercheuse à l’ENSA de Paris-Belleville et spécialiste de l’histoire technique de l’architecture.
Le Corbusier s’inspire de travaux hygiénistes et, en contact avec de nombreux scientifiques et chercheurs, imagine deux systèmes pour la Cité de Refuge : le « mur neutralisant », un double vitrage fait de deux pans de verre sans fenêtres qui couvre sur 1000m2 l’intégralité de la façade, complété par un système de climatisation individuel qu’il appelle la « respiration exacte ». Pour le Paris de l’époque, c’est une révolution technique.
Le Corbusier cherche ainsi à créer les conditions d’un confort moderne pour une population fragile : le silence, en bloquant les bruits de la rue, l’hygiène, en contrôlant la qualité et la température de l’air intérieur, tout en faisant des économies d’énergie grâce aux apports solaires passifs venant des grandes façades vitrées orientées vers le Sud. Les économies de combustible, rare et onéreux dans l’entre-deux guerre, sont d’autant plus précieuses. Mais, faute de moyens financiers et techniques, Le Corbusier n’arrivera jamais à faire aboutir ses deux principes phares. « En été, la façade vitrée agit comme un four et provoque une réaction violente des occupants de la Cité Refuge. Au bout d’un an de polémiques et de controverses, l’Armée du Salut ouvre des fenêtres dans le pan de verre » explique Vanessa Fernandez. Ruiné pendant la guerre, le bâtiment est presque laissé à l’abandon.

Dans les années cinquante, lorsque commence un travail sur les brise-soleil polychromes sur la façade tels qu’on peut les voir actuellement, Le Corbusier est en Inde. Il ne verra la façade qu’à son retour à Paris. Pour comprendre ce projet, il ne reste que des croquis de ses collaborateurs. Un arrêté du 15 janvier 1975 inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques les façades, les couvertures, le hall et l’escalier de la Cité de Refuge appartenant à l’Armée du salut, ce qui n’empêchera pas des opérations de restauration, au cours des années 1975 et 1989-90, d’altérer encore le projet initial. En outre, l’utilisation, au moment de la construction, de composants industriels peu chers, qui aujourd’hui ne se fabriquent plus, pose, de réels problèmes de méthode aux architectes restaurateurs.
Les couleurs vives de la façade, faussement mis en parallèle avec des œuvres suprématistes ou du mouvement du Stijl, sont un des éléments les plus sensibles de la restauration : fallait- il gratter les couleurs pour trouver celles qui avaient été faites dans les années cinquante et les restituer, sachant que Le Corbusier ne voulait pas ces couleurs ? Fallait-il plutôt répondre au souhait de Le Corbusier, qui avait écrit qu’il voulait les couleurs du drapeau de l’Armée du salut (bleu foncé, rouge grenat, ocre jaune) ?

A noter : dans la continuité de cette restauration monumentale, un appel de fonds est lancé pour la restauration du portique d’entrée de la Cité de Refuge afin de redonner toute sa splendeur architecturale au bâtiment historique. Le lancement de cette collecte a eu lieu le 16 avril dernier à l’occasion de la visite conduite ce jour-là sur l’opération.

Sources :
Cité de Refuge, François Chatillon
Pourquoi le patrimoine du XXème siècle est spécifique ? (AMC n°224, mai 2013)
Vers une architecture, Le Corbusier, éd. G. Crès, 1924
CITÉ DE REFUGE, LE CORBUSIER À L’HONNEUR, Bateg (VINCI)

Credit photo : Cité Refuge, Paris, Art for Sale, Photography © 2015 APOTHEOSIS FINE ART.

 

Innovative city : Nice, laboratoire des villes connectées

Trouver une place libre pour se garer dans la rue en utilisant son smartphone, réduire sa consommation d’eau et d’électricité grâce à des capteurs, utiliser un spot de la mairie proposant des services en ligne… les villes multiplient les nouveaux services.

Les 24 et 25 juin 2015, se tiendra à Nice, Innovative City, l’une des premières manifestations européennes consacrée aux villes connectées. En accueillant des centaines de maires du monde entier au cours de la précédente édition, la grande convention de Nice s’est imposée comme un événement stratégique pour les collectivités locales.

Programme
En 2015, Innovative City propose des conférences en mode « mix and match » pour tirer le meilleur parti des fertilisations croisées nécessaires à l’émergence de nouveaux talents et d’applications performantes et vertueuses. Les conférences « Wise Metropolis » permettront également de découvrir les visions et réflexions d’élus, d’industriels, d‘experts, de scientifiques…
Les conférences « City Apps » présenteront quant à elles les bonnes pratiques sous forme de solutions clés pour la smart city.
Téléchargez le programme

En savoir plus sur le site officiel Innovative City
Lire l’article sur les échos « Nice se veut laboratoire vivant de la ville connectée »

 

Identités & territoires

« Des français…Identités, territoires de l’intime »
Exposition du 9 janvier au 15 mars 2015, Le LIFE, St-Nazaire

Durant deux années, Denis Rouvre a sillonné la France à la rencontre d’anonymes à qui il a demandé ce que signifiait pour eux être français. Les voix surgissent, les visages sortent de l’ombre. Ces portraits expriment l’épaisseur de la personne et ses aspérités, la somme des êtres que chacun porte en lui. Dans ce face à face, les paroles impressionnistes dévoilent les origines, l’enfance, les blessures, les idéaux, le rapport au monde et se déplacent de l’identité nationale vers l’intimité. Le photographe magnifie ces hommes et ces femmes qui deviennent alors des héros contemporains.

Découvrez le travail de Denis Rouvre

 

Revoir Paris

« Nos villes et nos sociétés sont en manque d’utopie »
C’est à partir de ce constat que François Schuiten et Benoît Peeters, co-auteurs d’un précédent album de bande-dessinée « Les Cités Obscures » signent « Revoir Paris« .

« Revoir Paris », c’est donc à la fois une nouvelle BD et une magnifique expo à la Cité de l’Architecture, à Paris, du 20 novembre au 9 mars 2015.

Dans cette exposition les auteurs François Schuiten et Benoît Peeters font dialoguer leurs vision futuriste de la Ville Lumière, avec une sélection de dessins d’architectes et de projets d’urbanisme conçus pour Paris depuis deux siècles.

La métamorphose de Paris depuis les travaux d’Haussmann, est illustrée par des documents historiques originaux confrontés aux planches de leur dernier album Revoir Paris. Aux dessins et documents originaux s’ajoute un écran circulaire de grande dimension accueillant une projection 3D interactive, en partenariat avec le programme Passion for Innovation de Dassault Systèmes.

Entretiens croisés :

Rêvez-vous de voir vos projets architecturaux parisiens prendre forme ?
F.S. : Je ne me rêve pas vraiment architecte, mais ce qui m’amuse, c’est de profiter de toute la liberté que donnent le dessin et la BD. Des choses provocantes, osées, sans me soucier de conséquences lourdes, et il est important de garder ce goût-là.

B.P. : Les architectes du siècle dernier savaient que la plupart de leurs projets ne se réaliseraient pas, mais ils permettaient de se projeter dans un horizon puissant. Le dessin d’architecte et d’urbaniste montre l’impossible dans tous ses détails. Par rapport au Grand Paris d’aujourd’hui, on est en manque de ça, de propositions. On aimerait qu’il sorte de cet album et de cette expo que l’avenir ne soit pas noir, triste, fermé, mais qu’ils propagent l’idée que Paris puisse avoir aussi de l’invention, des possibles, qui la rendrait plus agréable à vivre, à côté de ses images nostalgiques.

Pour lire l’intégralité de cet entretien croisé, rendez-vous sur Metronews

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