Nudge & économie comportementale

Le Nudge marketing : une révolution qui ne fait que commencer
Lire l’intégralité de l’interview d’Eric Singler, Directeur Général du groupe BVA en charge de la BVA Nudge Unit / marketresearchnews.fr

Synthèse

Souvent traduit de manière appropriée par « coup de pouce », le Nudge repose sur l’encouragement, « l’incitation douce » et vise à créer une architecture de choix qui incite les gens à se comporter de manière vertueuse, que ce soit pour eux-mêmes, pour la collectivité à laquelle ils appartiennent, ou même pour la planète.

Tout est influence.
Le fait de vouloir changer des comportements – est partout : l’enfant « influence » ses parents, nous « influençons » une personne lorsque nous cherchons à la séduire, l’état nous « influence » pour nous inciter à voter ou à payer nos impôts… De fait, le Nudge à bien vocation à inciter les individus à passer d’un comportement A à un comportement B, avec un cadre extrêmement précis, puisqu’il il s’agit d’inciter les individus à adopter des comportements éthiques pour l’individu et la collectivité.

L’économie comportementale constitue le soubassement théorique du Nudge, et avec elle, une nouvelle compréhension des facteurs d’influence des décisions et des comportements humains, en opposition radicale avec ce qui s’est dit pendant longtemps quant à la psychologie humaine, disons depuis Descartes.

Des expérimentations, qui ont démarré dans les années 1970 aux USA, ont peu à peu invalidé ce paradigme. Des chercheurs, issus à la fois du monde de l’économie et de la psychologie dont les principaux sont Daniel Kahneman, Amos Tversky et Richard Thaler ont progressivement constitué un nouveau champ intitulé « Behavioral Economics ».
Toutes les décisions que nous prenons tous les jours dans la vraie ne sont pas si rationnelles que cela.
Et au-delà, que nos illogiques de décisions sont systématiques.
Nous sommes « Predictably Irrational », pour reprendre le titre du livre de Dan Ariely.
Il existe donc des mécaniques, des lois, des biais récurrents : les théoriciens de l’économie comportementale vont donc s’efforcer de répertorier et de décrire ces facteurs d’influence.

Dates clés
2002 : le prix Nobel d’Économie est attribué à Daniel Kanheman, ce qui donne ainsi une légitimité scientifique extraordinaire aux travaux d’une dizaines de chercheurs jusqu’ici plus ou moins considérés comme des « rebelles » relativement marginaux.
2008 : la publication de Nudge (par Richard Thaler et Cass Sunstein) bénéficie d’un retentissement important en opérationalisant les acquis de la Behavioral Economics
2009 : la nomination de Sunstein par Back Obama à la tête de l’Office de Régulation américaine pour appliquer les théories du Nudge. Quelques mois plus tard, c’est au tour de David Cameron de créer au 10 Downing Street une équipe dédiée à l’utilisation du Nudge, que les journalistes vont très vite qualifier de Nudge Unit. Dès lors que le Nudge commence à être appliqué dans le cadre des politiques publiques, des cas sont publiés en toute transparence, et donnent ainsi largement à voir l’efficacité potentielle de ces théories. Dans la foulée des USA et de l’Angleterre, d’autres pays du monde anglo-saxon commencent à utiliser le Nudge : Singapour, l’Australie, , la Nouvelle Zélande.
2014 : test du projet « Gouverner efficacement » mené par le département politique de la Chancellerie allemande puis adoption des théories du nuage par la Banque Mondiale.
2015 : Création d’une « Foresight and Behavioural Insight Unit » au sein de la Commission européenne

Le BVA NudgeLab, schéma d’intervention : une approche « ethn’holistique » en 4 temps
– identification du rôle des 3 grandes familles de facteurs d’influence pour comprendre les freins explicites et implicites à l’adoption du comportement souhaité mais aussi les leviers potentiels.
– mise en oeuvre d’ateliers de créativité – les NudgeLab -, animés selon les principes du design thinking et intégrant des outils spécifiques de stimulation et de guide de la créativité des participants, sélectionnés pour constituer une collectivité créative à partir de profils variés (représentants des différentes fonctions du client, experts du Nudge, experts sectoriels, créatifs, usagers ou consommateurs…). Ce qui génère de 150 à 200 idées, réduites le plus souvent à une trentaine qui sont décrites avec précision.
– sélection par les experts selon les principaux critères suivants : quelle est la puissance potentielle de l’action ? Sa dimension éthique ? La facilité de mise en œuvre, coût inclus ?
– test « en conditions réelles », avec des plans d’expérience afin de valider l’efficacité des actions et d’envisager des éventuelles optimisations en fonction des modifications observées quant aux comportements des individus.

Ressources complémentaires :
Nudge de Richard H. Thaler et Cass. R. Sunstein
The Business Of Behavioral Economics, Mickael Blanding Forbes.com
Angela Merkel à la recherche de philosophes, Frédéric Lemaître Blogs Lemonde.fr
Les Nudges, « force de persuasion », par Patrick Capelli Libération.fr
Nudge, et si on imposait pas les bonnes décisions ?, par Fol Bavard, Lescahierslibres.fr
Pour la prise en compte du Nudge dans les politiques publiques, Espace Actualités de l’Union Européenne

Crédit photo cover : Creative Commons – Wikimedia

 

Chaire éco-conception Paris Tech

3ème université de la Chaire éco-conception : une communauté en marche !

La troisième université de la chaire éco-conception a eu lieu les 13 et 14 novembre dernier à la Cité de la Mode et du Design à Paris.
La communauté de 300 participants issus du monde scientifique ou encore acteurs des projets urbains (entreprises, architectes, bureaux d’études, etc.) a décidé cette année de réfléchir à la manière de mieux prendre en compte les usages des bâtiments et des infrastructures.
Ce débat, ouvert aux sociologues, a permis de confronter les travaux menés par la Chaire éco-conception Paris Tech aux diverses approches internationales.
Les intervenants ont ainsi pu démontrer que les comportements des usagers permettaient de faire varier de 1 à 10 les consommations d’énergie dans un logement. De quoi nourrir la réflexion sur la performance énergétique…

Les outils décisionnels créés dans le cadre de la Chaire éco-conception Paris Tech sont désormais accessibles à tous. En effet, l’outil d’apprentissage à la concertation, New District, conçu et réalisé par AgroParisTech fait l’objet depuis cette année d’un dépôt de licence open source pour une utilisation possible par tous, notamment pour des prestations commerciales de bureaux d’étude ou l’intégration dans des modules de formation.

Développé par Alexandre Henry dans le cadre de sa thèse «Aménagement des éco-quartiers et de la biodiversité », NewDistrict est dédié à la protection de la biodiversité en zone péri-urbaine. Cet outil, basé sur le principe d’un jeu de rôle, permet à 7 parties prenantes types ayant des objectifs divergents (maire, promoteur, agriculteur, écologue, etc.) de “s’affronter”, pour éventuellement évaluer l’impact qu’ont leurs interactions sur la performance environnementale d’un projet. NewDistrict est utile sur des projets complexes aux fins de résoudre des problématiques autant environnementales et techniques que sociétales.

 

Big Data, comprendre concrètement les enjeux marketing

1 journée pour comprendre le Big Data sous l’angle du marketing et de la communication,
Masterclass animée par Bruno Walther

Cette journée a un double objectif : vous permettre de comprendre ce qu’est le Big Data, d’où il vient, ce qu’il permet de faire, en quoi il peut constituer une révolution; et comment vous pouvez concrètement et rapidement démarrer un projet Big Data et en tirer des bénéfices concrets pour votre entreprise.

Le programme

Qu’est-ce que le Big Data ?
• Comment le Big Data est-il advenue – rappel historique
• Le big data – définition et fonctionnement
• Techniquement, pourquoi c’est révolutionnaire
• Les perspectives du Big Data en dehors du marketing : santé, lutte contre la fraude, renseignement…
• Exemple d’un fonctionnement Big Data : Watson et Jeopardy !

Qu’est-ce que le Big data change pour le marketing ?
• Le marketing : une science de la moyenne (segmentation, panier moyen…)
• Le Big Data : dépasser le dictat de la moyenne pour décrypter la complexité
• Étude de cas

Les champs d’application du Big data

• La recherche des insights
• Le Category management
• Le CRM
• L’achat d’espace

Atelier : lancer un projet big data
• Pour commencer, trouver le sujet qui vous empêche de dormir
• Évaluer les coûts d’un projet
• Aimer le Big Data, adorer les « small projects »
• Apprendre à travailler avec une méthode itérative

En savoir plus et s’inscrire à la formation

 

La créativité des rappeurs

Comment fonctionne le processus créatif ? Quelles zones du cerveau sont activées ou au contraire inhibées ? Des neuroscientifiques ont étudié l’activité cérébrale de rappeurs en phase d’improvisation.

D’après eux, l’absence de filtre cérébral observée permettrait « à de nouvelles connexions, idées et associations d’apparaître.

La science cherche depuis longtemps à percer les mystères de la créativité. Des neuroscientifiques de l’Institut national sur la surdité et les désordres de la communication, au Maryland, se sont penchés sur un cas bien précis: l’improvisation libre dans le rap. L’exercice, très prisé chez les amateurs de hip-hop, consiste à inventer des rimes au fur et à mesure qu’on les déclame sur un rythme donné (appelé «beat»).

Les chercheurs ont donc soumis 12 rappeurs – ayant au moins 5 ans d’expérience – à des IRM cérébrales. Les sujets, équipés d’écouteurs diffusant une musique instrumentale sur 8 mesures, devaient alors rapper successivement un texte appris par cœur et des rimes improvisées. En phase d’improvisation, les rappeurs ont présenté une augmentation de l’activité dans le cortex préfrontal médian, une zone du cerveau qui semble gérer l’intuition. Deux autres zones étaient au contraire inhibées, le cortex gérant la censure et celui gérant la planification des tâches.

Les rappeurs sont alors dans un état de « complète immersion dans le processus créatif », écrivent les chercheurs. L’absence apparente de filtre cérébral permettrait à « de nouvelles connexions, idées et associations d’apparaître plus naturellement sans être réprimées », pense le Dr Braun. L’équipe confirme ainsi des résultats déjà observés en 2007 chez des musiciens de jazz.

Lire l’article dans son intégralité sur INREES

 

Forum International de l’évolution de la conscience

Qu’est-ce que l’évolution de la conscience ?

Confrontés à des problèmes globaux et à des revendications contradictoires qui, combinés à une complexité et à la rapidité des changements nous rendent impuissants face aux enjeux du 21ème siècle. Individuellement & collectivement. Il est donc fondamental de réaliser que nous devons changer notre manière de penser et notre vision du monde. C’est cela l’évolution de la conscience !

A qui s’adresse ce forum ?
A tous ceux qui cherchent du sens ou tout simplement qui souhaitent comprendre les forces qui régissent l’évolution pour mieux innover et faire partie de la solution. Ce sont les “évolutionnaires”.
Il s’agit d’une opportunité unique en France de rencontrer des visionnaires internationaux qui, sur les plans philosophiques, sociologiques, business, politiques, scientifiques ou spirituels, nous donneront accès à ce potentiel culturel extraordinaire et à la promesse d’un futur qui n’existe pour l’instant que dans leur imagination. Ce sera aussi l’occasion de faire l’expérience d’un niveau de conscience et d’une expérience culturelle uniques avec des personnes qui aspirent à co-créer consciemment le futur.

Découvrir le site officiel

© 2020 A MarketPress.com Theme