Silicon wadi, terre promise des startups

Albert Einstein l’avait prophétisé dès 1922. Il affirmait alors : “Israël ne pourra survivre qu’en développant la connaissance et la technologie.” Les Israéliens l’ont bien compris, et ont su créer et développer un écosystème solide, faisant de leur pays la terre promise des Start-ups et de l’innovation. Les entreprises israéliennes sont très appréciées sur les marché technologique mondiaux et Israël est désormais le second pays possédant le plus grand nombre de sociétés cotées au NASDAQ, s’élevant à une somme supérieure à toutes les entreprises européennes réunies….

Silicon Wadi désigne la zone située sur la côte israélienne ayant une forte concentration de sociétés du secteur de la haute technologie…. (en savoir plus sur siliconwadi.fr)

Source : ©siliconwadi.fr

Tel Aviv est bien devenue en quelques années la « Startup City » de référence, au coeur d’Israël, la nation startup (voir Israël, la nation startup, sous-titré Les ressorts du miracle économique israélien, un ouvrage de Dan Senor et Saul Singer paru en 2011 en français). Selon les auteurs, Israël n’est pas « seulement un pays » mais un état d’esprit. Depuis la fondation de l’état d’Israël et à travers ses choix politiques et industriels, c’est la spontanéité, la détermination et la prise de risques qui caractérisent l’histoire du pays.

Terre promise des startup, la Silicon Wadi, est en effet un formidable écosystème où développer des projets singuliers et novateurs. Près de 4000 jeunes pousses y côtoient des géants mondiaux comme Google ou Apple. Ce dynamisme impressionnant s’explique notamment par la constitution d’un esprit d’entreprise à l’anglo-saxonne, fondé sur la prise de risque et l’innovation. C’est ce que les Israéliens nomment la « hutspa« , ou « l’insolence » en hébreu. Et cela s’apprend dès l’université. Pour former une élite d’ingénieurs jeunes et entreprenants, les universités israéliennes, comme le célèbre Technion de Haïfa ou l’université Ben Gourion de Beersheva, misent très tôt sur la mise en situation. Encouragés par leur administration, professeurs et élèves deviennent souvent créateurs de start-up pendant leurs cursus. « Ici, il y a une réelle synergie entre le monde de l’entreprise et l’université. Nous sommes encouragés à développer à la fois un esprit de scientifique et d’entrepreneur, s’enthousiasme Ariel, étudiant en ingénierie électronique au Technion. Résultat, tout le monde a envie de monter sa structure et de devenir son propre patron. » Les créateurs de start-up apprennent très vite à défendre au mieux leurs projets.

Source : L’express – L’entreprise

La Valley israélienne va-t-elle s’imposer comme la terre ­promise des accélérateurs ?
En 2015, L’État hébreu, qui affiche 5.000 jeunes pousses au compteur, ne se contente pas de détenir le record mondial du nombre de start-up par habitant. Le pays se singularise aussi par sa forte concentration de couveuses de projets innovants. « On estime à une cinquantaine le nombre d’accélérateurs qui ont vu le jour en Israël ces quatre dernières années », résume Yaniv Feldman, le rédacteur en chef du site spécialisé Geektime.com.

Intel et Samsung…
Hasard de calendrier, Samsung et Intel ont annoncé, en juillet dernier, leur intention respective de lancer leur accélérateur israélien. Le fabricant d’électronique sud­ coréen compte ouvrir d’ici à la fin de l’année un programme ciblant les jeunes pousses dans les télécoms mobiles, la sécurité, la biométrie, l’informatique ou la santé. L’accélérateur prévoit de doter de 50.000 dollars entre 6 et 10 entreprises et sera niché dans son centre de R&D de Yakum (au centre du pays). Jusque-là, Samsung n’avait testé la formule qu’aux Etats-Unis.

Ce mouvement peut-il profiter aux startups hexagonales ?
D’Orange à Alcatel-Lucent en passant par Schneider ou EDF Energies Nouvelles, de nombreux champions tricolores ont misé sur la Silicon Wadi pour accéder aux jeunes pousses ou aux technologies israéliennes. Dernier exemple en date : SNCF. Le 27 avril dernier, une bonne partie de l’état-major de l’opérateur ferroviaire fait le déplacement pour finaliser un « partenariat stratégique » avec les dirigeants de Smart Transportation, un accélérateur de start-up israéliennes spécialisé dans les solutions de transports urbains connectés.

Source : Lesechos.fr

 

Innovative city : Nice, laboratoire des villes connectées

Trouver une place libre pour se garer dans la rue en utilisant son smartphone, réduire sa consommation d’eau et d’électricité grâce à des capteurs, utiliser un spot de la mairie proposant des services en ligne… les villes multiplient les nouveaux services.

Les 24 et 25 juin 2015, se tiendra à Nice, Innovative City, l’une des premières manifestations européennes consacrée aux villes connectées. En accueillant des centaines de maires du monde entier au cours de la précédente édition, la grande convention de Nice s’est imposée comme un événement stratégique pour les collectivités locales.

Programme
En 2015, Innovative City propose des conférences en mode « mix and match » pour tirer le meilleur parti des fertilisations croisées nécessaires à l’émergence de nouveaux talents et d’applications performantes et vertueuses. Les conférences « Wise Metropolis » permettront également de découvrir les visions et réflexions d’élus, d’industriels, d‘experts, de scientifiques…
Les conférences « City Apps » présenteront quant à elles les bonnes pratiques sous forme de solutions clés pour la smart city.
Téléchargez le programme

En savoir plus sur le site officiel Innovative City
Lire l’article sur les échos « Nice se veut laboratoire vivant de la ville connectée »

 

La Cité de l’objet connecté

On les présente comme le nouvel eldorado technologique. Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, en a d’ailleurs fait une des priorités de son plan pour l’industrie du futur, présenté en mai dernier : le développement des objets connectés. Vitrine de l’avancée de la France dans le secteur, la ville d’Angers s’est récemment faite remarquée : issue des 34 plans du programme pour la Nouvelle France industrielle, la Cité de l’objet connectés a été inaugurée par François Hollande. Cet accélérateur souhaite regrouper en un lieu unique toutes les compétences nécessaires pour accompagner les start-up dans le développement leurs projets, de la conception à l’industrialisation. Les entrepreneurs intéressés pourront souscrire à plusieurs offres standardisées ou sur-mesure.
Initiée par la société Eolane, la structure compte aujourd’hui un peu moins d’une vingtaine d’actionnaires, dont le spécialiste des réseaux bas débit Qowisio, Orange, Air Liquide ou Bouygues Telecom. A la tête de la structure, on retrouve notamment Eric Carreel, le fondateur de Withings, en tant que président d’honneur, et Thierry Sachot, le directeur d’Eolane, en tant que président.

L’idée maîtresse de ce projet est de concentrer en un même lieu diverses compétences : mécanique, électronique, design, etc. Sur un site de 1 800 m² pour le moment (le site final devrait s’étendre sur 8 300 m²), les innovateurs auront accès à un panel de services et de machines leur permettant de faire avancer leurs idées, voire dans certains cas aboutir à une commercialisation.

« Tout l’enjeu est de faire en sorte que l’on soit capable de produire plus près de chez nous », plutôt qu’en Chine ou ailleurs, souligne Eric Carreel.
Or la révolution des objets connectés est en marche. Selon un rapport de l’Idate de 2013, 15 milliards d’objets étaient d’ores et déjà connectés à Internet en 2012, contre 4 milliards en 2010. Pour l’auteur de cette étude, Samuel Ropert, « en 2020, il y en aura 80 milliards ». Selon le cabinet GfK, cela signifie qu’en 2020, chaque foyer disposera de 30 objets connectés.

Sources :
La France se dote d’une Cité de l’objet connecté, Le Monde
Objets connectés: un marché à 1 700 milliards de dollars en 2020?, Frenchweb.fr

 

Et hop, une jeune rue !

Après le fiasco retentissant du projet de Cédric Naudon, (lire l’article Les Echos du 22 mars 2015), coup de théâtre en ce mois de juin 2015 : La start-up HopShop annonce qu’elle veut reprendre le projet à sa manière. Et cela passe par une campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank et par l’installation en boutiques éphémères de jeunes entrepreneurs tels que Atelier BUD (Beau, Utile, Durable), Carvil, Cool & the bag, Faguo, Ma Ptite Culotte, La Bonne Box, Le Petit Ballon, Charlie Watch, Hircus, Hast, Dagobear, TheTops, Basus, Lonesome Detail, Shaman.

Et hop, une jeune rue du 4 au 18 juillet, rue du Vertbois, Paris 3ème.

Pour en savoir plus, Spanky Few (Deborah Larue) a rencontré Nicolas Jambin, l’un des fondateurs de HopShop, qui vous explique tout du nouveau projet : par ici l’article

 

Digital change & action publique

Comment repenser l’action publique à l’heure du numérique ?

La transposition de la notion anglo-saxone d’open government dans la culture politique française est un des enjeux de la réussite des politiques de réforme de l’État.

Pour Henri Verdier, directeur d’Etalab et administrateur général des données, il est nécessaire d’utiliser ces outils pour améliorer l’efficacité de l’action publique :
« Dans un monde où l’on a réussi à produire Wikipédia ou Open street map, la puissance publique ne pourrait-elle pas trouver de nouveaux outils et de nouvelles formes d’alliance avec la société civile ? »

Cette nouvelle piste est celle du mouvement en faveur du « gouvernement ouvert » ou « open government ». Elle répond à une demande d’implication des citoyens.

L’open government, un nouveau concept à s’approprier
« Les pratiques de participation, de transparence et de collaboration ne sont pas nouvelles, explique Samuel Azoulay, responsable de la branche française de la fondation Open Knowledge. Ce qui est récent, c’est le fait de les penser dans un même bloc et de les lier. »

La structuration de cette mouvance intellectuelle, au sein de l’Open government partnership (OGP), ne date que de 2011, et ce partenariat, dont la France va prendre la présidence en 2016, ne compte que 65 pays.

Lire l’intégralité de cet article sur Contexte.com

Crédit photo : cc République Citoyenne

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