Supermarché collaboratif

Depuis 40 ans, des coopératives alimentaires se développent à New York et Londres.
Ce modèle est-il transposable ? C’est en tout cas l’opinion de Tom Boothe et Brian Horihan, les co-fondateurs de La Louve, la coopérative parisienne basée sur l’auto-gestion entre particuliers.

Totalement inspiré du concept de Park Slope Food Coop de Brooklyn (New York), le supermarché La louve a pour ambition de proposer des produits frais issus de l’agriculture raisonnée d’une qualité exceptionnelle à bas prix.

L’un des enjeux du projet consiste à créer des emplois bénévoles, ce qui est ni légal, ni illégal en France. Si le modèle existe déjà avec les crèches parentales, l’organisation pourrait cependant être sanctionnée pour travail dissimulé.
L’idée des concepteurs est donc d’opérer sous forme d’association.

Les coopératives sont des projets citoyens, mais également fragiles par définition. Il faut donc beaucoup de pragmatisme : si un juriste devient membre, il aidera la coopérative grâce à ses talents de juriste.

Par ailleurs, le modèle ne fonctionne que s’il propose tout ou presque toute qui est nécessaire. On va donc retrouver des coopérateurs qui aiment la nourriture, qui aiment manger, ce qui n’est pas exactement la même chose que des gens qui n’aimeraient que le bio par exemple : il faut pouvoir réunir le bien manger et la manger gourmand.

Le projet La Louve s’inscrit donc dans cette tradition des coopératives citoyennes, un modèle à la fois idéaliste et pragmatique. Le nom, voté par la communauté, évoque d’ailleurs un instinct protecteur, indépendant et maternel.

Pour lire l’intégralité de l’article, rendez-vous sur Ouishare

 

Consommation collaborative : « La vie share »

Source Article : Rue 89 « La Vie share » : on a compris que ça va mal, alors on s’organise

Squatter le siège d’un jet privé, emprunter une poussette lors d’un transit, planter dans le potager du voisin ou échanger pour toujours sa maison… Tels sont des exemples de « consommation collaborative » moins célèbres que le covoiturage, le « coworking » ou le « colunching ».

A l’heure d’un Web mature, tout un nouveau mode de vie est en train de s’inventer grâce à une multitude de sites de partage. Le sentiment de propriété est relégué au rayon des émotions néfastes, la débrouille reine, la confiance érigée en dogme.

Dans « La Vie share, mode d’emploi », qui vient de sortir aux Editions Alternatives, Anne-Sophie Novel explore comment Internet peut (doit ?) nous permettre de revoir entièrement notre manière de consommer.

Blogueuse à Rue89 puis au Monde, fondatrice d’EcoInfo, cette docteure en économie navigue depuis des années entre militantisme et journalisme.

Elle annonçait déjà dans « Vive la corévolution », sorti l’an dernier, que la consommation collaborative serait une des solutions à la crise. Avec ce guide pratique, dont la base de données sera mise en ligne sur le site de la communauté OuiShare, elle permet de s’y retrouver parmi les centaines de sites qu’elle a elle-même testés.

Lire l’entretien Rue 89 / Anne-Sophie Novel

 

La consommation collaborative en 2030

“Plus de 8 Français sur 10 estiment aujourd’hui qu’il est plus important d’avoir accès à un produit que de le posséder. Comme l’a prédit Jeremy Rifkin dès 2000, si le 20ème siècle était “l’ère de la propriété”, le 21ème siècle sera “l’ère de l’usage”.

Un bouleversement que doivent prendre en compte les entreprises traditionnelles. L’économie collaborative n’est plus une option, elle est un modèle de consommation pérenne, transgénérationnel et économiquement viable. Si la 3ème révolution industrielle semble amorcée avec la montée en puissance de l’imprimante 3D, une révolution économique collective semble être aussi un créneau à ne pas négliger: crowdfunding, partage de biens (maison, nourriture, outils de bricolage, voitures…)…toutes ces initiatives semblent viables et exportables sur tous les modèles de consommation.

Edouard Dumortier, Co-fondateur d’ILokYou, le premier réseau social de la location d’objets et services entre particuliers, vient de mettre en ligne son livre blanc, intitulé “L’avènement de la consommation collaborative, quel modèle économique en France en 2030 ?”.

Télécharger le livre blanc

 

J’achète donc je suis

Cher à notre société de consommation, cet adage trouve de moins en moins d’écho chez les consommateurs. Ce qui perturbe le marketing. Sa mission depuis de longues années ? Créer le besoin.
Oui mais voilà, le besoin, on en a plus besoin. Il va falloir revenir à l’essentiel : le désir. Pas de problème, parlons désirabilité à tout va ! Désirabilité de la marque, du produit. Oui mais non. Parce que le vrai désir, ce n’est pas celui d’avoir. C’est celui d’être.

Les consommateurs ne sont plus ce qu’ils étaient. Ils sont connectés ! Entre eux, mais pas seulement. A eux.
Ce qui a créé cet état de conscience ? L’immatériel. Internet, donc. Et là on y est. L’immatériel a redonné du sens à l’être. Pas si étonnant au fond.
Mais revenons au marketing. Il a quand même bien réussi le marketing. Réussi à nous faire croire qu’il écoutait, qu’il innovait en bref qu’il était central ! Sauf que ça, c’était avant. Avant l’émergence d’une dynamique incroyable : la communication.
Car quand le marketing tombait devant l’immatériel, c’est bien la communication qui renaissait de ces cendres. Dans ce qu’elle a de plus intrinsèque : échanger, partager, débattre, critiquer. En un mot challenger ce qui existe. Mettre en perspective.
Le mouvement a donc démarré il y a plus de 15 ans. Et on nous parle de crise ? Que nenni : Mu-ta-tion !
Et donc ça prend du temps. Heureusement que ça a déjà commencé… Concilier l’intérêt général et la création de richesses, on y revient !. Les consommateurs deviennent citoyens ? Bonne nouvelle !
Car ce sont eux qui donnent le ton à présent. Et c’est le monde d’en haut qui va devoir suivre. Ce sont eux les nouveaux entrepreneurs. La demande fait l’offre. Drôle de marché.
Alors, marchons ! Pour créer, innover, entreprendre ensemble. En un mot redonner du sens au progrès.

© 2019 A MarketPress.com Theme