La révolution solaire indienne

L’inde a beau compter la deuxième plus importante population au monde, environ 300 millions d’indiens (un tiers de sa population) n’est pas raccordée au réseau. On prévoit donc que pour éclairer tous ces foyers, la production d’énergie sera multipliée par trois dans les huit années à venir. Problème : aujourd’hui, les deux tiers de l’électricité indienne sont produits grâce au charbon, l’une des sources d’énergie qui contribue le plus au réchauffement climatique.

L’an dernier, lors du sommet de la COP21 à Paris, le gouvernement indien avait promis que 40% de son énergie proviendrait, d’ici à 2030, de sources non fossiles. L’autorité centrale de l’énergie va à présent encore plus loin maintenant : dans les prévisions qu’elle vient de publier, elle annonce que le pays pourrait produire 57% de l’électricité serait produite, dès 2027, par des sources non fossiles, renouvelables et nucléaires. Et qu’il ne serait par conséquent plus nécessaire de construire de nouvelles centrales à charbon.

La révolution solaire

Cela s’appelle la révolution solaire indienne. Le gouvernement a lancé depuis quelques années un système d’enchères inversées, par lesquelles les autorités nationales et régionales attribuent des marchés d’électrification à l’énergie solaire à l’entreprise qui peut la produire au tarif le moins cher. Et cela a fait chuter les prix du photovoltaïque de 80% en 6 ans.

La production de cette électricité verte est aujourd’hui moins coûteuse que celle obtenue par le charbon importé, et sur le point d’être au même prix que celle produite avec du charbon local. Ce mécanisme attire les investisseurs qui voient en Inde le marché du solaire le plus prometteur. Du reste, d’ici dix ans, un quart de cette énergie verte devrait aussi venir de l’hydraulique, grâce à l’installation de barrages le long des grands fleuves himalayens.

Un projet ambitieux

La tendance semble prometteuse : chaque année, l’Inde multiplie déjà par deux ses capacités de production d’énergie solaire, qui s’élèvent aujourd’hui à 9 gigawatts, avec un objectif fixé à 100 gigawatts d’ici à 5 ans, ce qui correspondrait à près de 100 milliards d’euros d’investissements privés et publics.
A suivre…

Lire l’intégralité de l’article du 27/12/2016 de Sébastien Farcis sur RFi.fr

Ressource complémentaire sur le sujet : le plus grand parc solaire voit le jour en Inde, Insunwetrust.solar

Crédit photo cover : Astonfield’s 11.5 MW solar plant in Gujarat, India / Creative commons – Wikimedia

 

Comment transformer la ville à partir des usages ?

Du 1er au 3 juillet dernier, le séminaire international de La Fabrique de la Cité à Berlin, fut l’occasion de décrypter un certain nombre d’initiatives menées aussi bien dans la capitale allemande que dans d’autres pays européens et américains pour transformer la ville au plus près des attentes des citadins.

Berlin constitue évidemment un terreau fertile pour les acteurs urbains. Chacun connaît son image de ville attractive pour les artistes et les créatifs. On sait moins que Berlin connaît un renouveau démographique non négligeable, qu’elle accueille de nombreux lieux d’innovation et d’accélération pour les start-up, qu’elle a développé une culture du travail collaboratif qui se manifeste en particulier dans les projets urbains, appliquant la méthode du design thinking aux projets de rénovation urbaine. Ce séminaire international examinera également le potentiel de l’explosion des données urbaines (urban data) dans la transformation citoyenne des villes.

Berlin, capitale du « do it together »
La culture du « faire ensemble » est très ancrée à Berlin, en raison notamment du grand nombre d’ espaces encore disponibles dans la ville.
« Friches, zones de frottement, espaces inachevés… Autant de mots qui définissent historiquement la culture de Berlin, sa carte mentale, qu’elle entretient encore aujourd’hui », explique l’architecte Finn Geipel. Des espaces utilisés de manière temporaire pour divers projets de réaménagement urbain.
L’exemple de la reconversion de l’aéroport de Tempelhof est, à ce titre, éclairant. Transformé en parc après sa fermeture en 2008, ce site aurait pu accueillir des bureaux, des logements ainsi qu’une nouvelle bibliothèque. Mais en 2014, un référendum d’initiative populaire a condamné toute nouvelle construction sur le site. Les Berlinois ont préféré utiliser cet immense espace en plein cœur de la ville pour d’autres activités : festivals, pratiques sportives ou potagers communautaires.

Autre exemple emblématique de la culture « do it together » de Berlin : le phénomène des Baugruppen. En réaction à la hausse des loyers, des citoyens s’associent sous une forme associative ou coopérative pour devenir les maîtres d’ouvrage de leur projet immobilier collectif. Une approche bottom-up qui permet de réduire les coûts, de créer de la cohésion sociale, et qui s’avère « parfaitement adaptée aux espaces interstitiels de la ville, trop petits pour intéresser les promoteurs immobiliers » selon Finn Geipel.

« La grande force de Berlin, c’est d’être une ville faite par les gens et pour les gens », résume Laurence Comparat, adjointe à la mairie de Grenoble en charge de l’open data et des logiciels libres. Mais si les Berlinois parviennent à « faire eux-mêmes » leur ville, c’est aussi grâce à la bienveillance des autorités locales, qui promeuvent l’initiative citoyenne et lui reconnaissent une vraie légitimité dans le débat public sur le développement de la ville.

Accédez à l’intégralité de l’article sur lafabriquedelacite.com

Crédit photo : Erik Borälv / Berlin Prinzessinnengarten

Le Prinzessinnengarten, un jardin urbain
Au bord du rond-point de Moritzplatz, dans le creux d’une rangée d’immeubles, le grillage feuillu est le premier indice du trésor caché dans ce quartier pas très sexy de Berlin : un jardin ! Avec des potagers rangés en allées de tomates, de concombre et de carottes, des arbres fruitiers parsemés de sceaux bleus et de brouettes, des fleurs élancées sur leur tige, une petite serre, un système élaboré d’irrigation et d’arrosage, des arbres serrés les uns contre les autres pour se réchauffer, un hamac fainéant qui se balance au gré du vent, des bancs en bois, des cabanes pour les enfants…
En savoir plus sur goodmorningberlin.com

 

Une campagne choc contre la pollution de l’air en Chine

Clean the air. Let the future breathe again
En Chine, les passants ont pu découvrir cette campagne choc, menée par Xiao Zhu, une marque de purificateurs d’air, dénonçant les importants problèmes de pollution. A la nuit tombée, des projecteurs ont ainsi fait défiler les visages d’enfants en pleurs et terrifiés, apparaissant dans la fumée rejetée par des cheminées d’usines, tels des spectres, ainsi que le slogan Clean the air, let the future breathe.

Première cause de mortalité au monde
En 2010, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recense près de 3,2 millions de morts par an causées par la pollution atmosphérique avec 70% de ces décès provenant d’Asie.
Toujours selon l’OMS, les particules fines devraient se stabiliser à 10 microgrammes par litre d’air, afin d’assurer un risque limité d’empoisonnement par l’air aux populations. et percutante illustrée par la projection de visages d’enfants et d’adultes marqués par les effets de la pollution atmosphérique.

En effet, l’OMS rappelle que les particules fines devraient se stabiliser à 10 microgrammes par litre d’air, afin d’assurer un risque limité d’empoisonnement par l’air aux populations. Or ce taux avoisinerait les 100 microgrammes par litre en Chine et en Inde avec des pics réguliers compris entre 500 et 800 microgrammes au cœur des grandes métropoles comme Pékin. Toujours selon l’organisation plus de la moitié de la population mondiale vivrait au-dessus de ce seuil.

Dépassée par sa superficie, sa population et son économie, la Chine montrée du doigt comme l’un des plus grands pollueurs au monde est en parallèle un des pays les plus novateurs en matière d’énergie renouvelable, accueillant les plus importantes usines de fabrication d’éoliennes et de panneaux solaires. Des commandes principalement générées par les Etats-Unis et l’Europe attirés par un moindre coût de la manœuvre.

Tandis que les Etats-Unis se sont engagés à réduire de 26 à 28% leurs émissions en 2025 par rapport au niveau mesuré en 2005, la Chine a décidé quant à elle de s’imposer des objectifs de réduction des gaz à effet de serre d’ici 2030, notamment de par la fermeture de certaines de ses usines à charbon. Parallèlement la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité devrait atteindre les 20%.

Lire l’intégralité de l’article sur Blasting News

 

Réchauffement climatique : au pied du mur

« Si rien n’est fait d’ici 2020 pour infléchir les émissions de gaz à effet de serre de 15 à 20 % alors, quoi qu’on fasse par la suite, on ira à + 3 °C », prévient le climatologue et glaciologue français Jean Jouzel.

La communauté internationale est « au pied du mur », estime Jean Jouzel, qui souligne qu’il faut « absolument agir » contre le dérèglement climatique avant 2020 et l’entrée en vigueur du futur accord de Paris. Faute de quoi le monde se dirigera vers un réchauffement à + 3 °C, aux impacts dévastateurs, rappelle le vice-président du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), alors que se tient à Bonn un nouveau round de négociations sur le sujet.

L’accord espéré lors de la conférence de Paris en décembre (COP 21) doit prendre le relais du protocole de Kyoto pour l’après-2020. Quelle doit être la priorité de la négociation ?

« Tout d’abord, il faut absolument faire quelque chose d’ici 2020. Si rien n’est fait d’ici 2020 pour infléchir les émissions de gaz à effet de serre de 15 à 20 %, si on reste sur la tendance sur laquelle on est, alors, quoi qu’on fasse par la suite, on ira à + 3 °C (les États ont pour objectif de limiter à + 2 °C la hausse du thermomètre, NDLR). Car il y a un effet d’inertie. Donc, il faut faire quelque chose tout de suite. Et c’est faisable : il suffirait que tous les pays regardent ce qu’ils font, fassent un peu d’efficacité énergétique. La preuve : selon une première évaluation de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), à confirmer, les émissions de CO2 auraient stagné entre 2013 et 2014, en grande partie grâce à la politique de la Chine. Ce serait la première année où croissance du PIB global et émissions de CO2 seraient découplées ! Ensuite, entre 2020 et 2050, il faudra diviser les émissions par deux, voire trois (entre moins 40 et 70 %), et arriver à la neutralité carbone (un bilan neutre, NDLR) à la fin du siècle.

Lire la suite de l’interview de Jean Jouzel sur Lepoint.fr

 

Transition énergétique

Si l’expression « digital disruption » doit signifier quelque chose dans l’environnement de la transition énergétique, c’est que la pyramide doit laisser place à la transversalité et au collaboratif dans les relations managériales et que les filières industrielles doivent élargir leurs champs.Il est étrange de voir que nous débattons actuellement autour des questions de #bigdata en dehors de la transition énergétique.

À écouter Jeremy Rifkin, spécialiser de prospective économique et scientifique, il semble que la France continue de fonctionner en système pyramidal et aussi en filière, alors qu’elle a tous les atouts pour se propulser dans une nouvelle ère énergétique.
Lire l’intégralité de cet article sur Le Cercle Les échos

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