Louis Vuitton, le luxe d’une fondation

Depuis le début des années quatre-vingt-dix, Bernard Arnault, le PDG de LVMH caressait l’idée de créer un musée qui, à l’image des marques prestigieuses du groupe (Louis Vuitton, Dior, Givenchy, Guerlain, etc.), « associe classicisme et rupture, tradition et innovation ».

Dix-huit mois après l’abandon par François Pinault – son adversaire de toujours – de sa propre fondation d’art contemporain à Boulogne-Billancourt, une telle annonce le ravit : « Ce projet, qui s’inscrit dans la lignée de nos actions de mécénat engagées depuis plus de quinze ans, au travers notamment du soutien à quelque vingt-cinq expositions majeures, nous permet de projeter ce que nous sommes sur le plan architectural et dans la durée », résumait Bernard Arnault en 2006.

Concilier musée d’entreprise et fondation d’art contemporain reste cependant un exercice délicat.

Après trente-trois ans au Musée d’Art moderne de la ville de Paris, Suzanne Pagé est l’élue de l’homme d’affaires qui lui a confié, depuis 2006, la direction artistique de la fondation.

La programmation et le positionnement de ce nouveau lieu parisien dédié à l’art contemporain, loin de se positionner comme « une énième fondation d’art contemporain », est ainsi pensée comme « une expérience émotionnelle », selon Suzanne Pagé.

A la fois complexe et extrêmement fluide, le bâtiment conçu par l’architecte américain Frank Gehry, construit sur une parcelle étroite en lisière du Jardin d’acclimatation, est de fait le premier chef d’oeuvre de la Fondation.

Inauguré le 20 octobre par François Hollande, cet édifice-sculpture est qualifié par le Président de la République de « projet d’une immense imagination » et de « grand équipement du 21e siècle.

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