Deep learning, Google et les startups : AI first

En moins de cinq ans, cette technologie d’apprentissage, basée sur des réseaux de neurones artificiels, a complètement bouleversé le domaine de l’intelligence artificielle (AI).

Pour comprendre le deep learning, il faut revenir sur l’apprentissage supervisé, une technique courante en AI, permettant aux machines d’apprendre. Concrètement, pour qu’un programme apprenne à reconnaître une voiture, par exemple, on le « nourrit » de dizaines de milliers d’images de voitures, étiquetées comme telles. Un « entraînement », qui peut nécessiter des heures, voire des jours. Une fois entraîné, il peut reconnaître des voitures sur de nouvelles images.

Le deep learning utilise lui aussi l’apprentissage supervisé, mais c’est l’architecture interne de la machine qui est différente : il s’agit d’un « réseau de neurones », une machine virtuelle composée de milliers d’unités (les neurones) qui effectuent chacune de petits calculs simples.
« La particularité, c’est que les résultats de la première couche de neurones vont servir d’entrée au calcul des autres », détaille Yann Ollivier, chercheur en IA au CNRS, spécialiste du sujet. Ce fonctionnement par « couches » est ce qui rend ce type d’apprentissage « profond ».

Yann Ollivier donne un exemple parlant :
« Comment reconnaître une image de chat ? Les points saillants sont les yeux et les oreilles. Comment reconnaître une oreille de chat ? L’angle est à peu près de 45°. Pour reconnaître la présence d’une ligne, la première couche de neurones va comparer la différence des pixels au-dessus et en dessous : cela donnera une caractéristique de niveau 1. La deuxième couche va travailler sur ces caractéristiques et les combiner entre elles. S’il y a deux lignes qui se rencontrent à 45°, elle va commencer à reconnaître le triangle de l’oreille de chat. Et ainsi de suite. »

Lire l’intégralité de l’article
« Comment le deep learning révolutionne l’intelligence artificielle« , par Moragne Tual le monde.fr

En 2012, Google a surpris la communauté du Machine Learning en démontrant que son Google Brain était capable de découvrir, par lui-même, des concepts de haut niveau tel que des visages, des corps humains ou des images de chats, ceci en épluchant des millions d’images glanées sur YouTube.

Pourquoi en parle-t-on autant aujourd’hui ?
Sorti des labos de R&D depuis quelques années, le Deep Learning investit progressivement notre quotidien : la reconnaissance vocale de l’assistant Siri d’Apple, le tagging automatique de morceaux de musique, la synthèse vocale avancée, le légendage automatique d’images et même la conception de nouvelles molécules pharmaceutiques, toutes ces applications mettent aujourd’hui en œuvre des techniques de Deep Learning. Ce résultat est remarquable car jusque-là les techniques de reconnaissance d’images se basaient sur des approches dite supervisées, chaque image devant être explicitement désignée comme contenant un visage humain, une tête de chat etc. Le tour de force des équipes de Google a été de court-circuiter cette étape de labélisation manuelle (tagging).
L’enjeu pour Google est énorme car il s’agit ni plus ni moins que de faire passer à l’échelle ses algorithmes d’apprentissage en tirant parti de la manne d’images disponibles sur le web qui, dans leur immense majorité, ne sont évidemment pas tagguées.

Lire l’intégralité de l’article
« Le deep learning pas à pas : les concepts« , par Manuel Alves technologies-ebusiness.com

Au cours des dernières années, les start-ups spécialisées en deep learning se sont multipliées dans la Silicon Valley ; c’était même le buzz word de l’année 2016 dans les conversations.
Afin de renforcer son expertise, Google a mis la main sur l’éditeur français Moodstocks qui propose une technologie de reconnaissance d’images et d’objets pour terminaux mobiles qui pourra trouver des débouchés tant dans l’e-commerce que dans les arts.
En toute discrétion, Amazon a de son coté acquis Orbeus, une jeune pousse ayant aussi développée une technologie de reconnaissance d’images.
SAS a greffé du deep learning à sa plateforme Viya pour analyser des données stockées dans le cloud.
Le fabricant de puces Intel a racheté Nervana, une start-up qui développe du matériel et des logiciels pour l’apprentissage profond, tandis que Salesforce a racheté MetaMind, un éditeur de logiciels deep learning capables de traiter rapidement des masses d’images et de textes.

Voici 5 startups prometteuses qui méritent d’être suivies en 2017 :

Bay Labs, cap sur l’imagerie médicale
Bay Labs n’est qu’une des start-ups qui utilise l’apprentissage profond dans l’imagerie médicale. Mais, dans son équipe d’ingénierie, on trouve des gens comme Johan Mathe, qui a travaillé précédemment sur Project Loon de Google. Yann LeCun, directeur du groupe de recherche en intelligence artificielle de Facebook, a investi dans la start-up, de même que Khosla Ventures.

Cerebras Systems, après SeaMicro du deep learning
Cerebras est une mystérieuse start-up dirigée par Andrew Feldman, le même qui a vendu l’entreprise de microserveurs Arm SeaMicro à AMD pour 334 millions de dollars. La nouvelle jeune pousse d’Andrew Feldman développe du hardware IA, et selon une source proche, le tour de table organisé par la très réputée société de capital de risque Benchmark a permis de réunir plus de 20 millions de dollars.

Deep Vision, des puces dédiées au deep learning
Basée à Palo Alto, Deep Vision construit des puces basse consommation pour le deep learning. Pendant qu’ils étaient à Stanford, deux cofondateurs de la start-up, Rehan Hameed et Wajahat Qadeer, avaient coécrit un article remarqué sur un « multiprocesseur Convolution Engine ».

Graphcore, optimiser les échanges neuronaux
Graphcore a développé un accélérateur de traitement PCIe (IPU) que les réseaux neuronaux peuvent utiliser pour se former et livrer des conclusions. La start-up a également développé un logiciel capable de travailler avec son infrastructure en utilisant les frameworks d’apprentissage profond existants MXNet et TensorFlow. Parmi les investisseurs de Graphcore on trouve Bosch Venture Capital, Foundation Capital et Samsung Catalyst Fund.

ViSenze, de bons résultats en reconnaissance d’image
Fondée en 2012, ViSenze a obtenu de meilleurs résultats que d’autres concurrents dans certaines épreuves de la compétition de reconnaissance d’images ImageNet 2016. Financée par Rakuten Ventures, ViSenze est une émanation de NexT, un centre de recherche créé par l’Université Nationale de Singapour et l’Université Tsinghua de Chine. Son logiciel peut effectuer de la reconnaissance d’objets et du marquage d’images et de vidéos et délivrer un contenu visuellement similaire.

Comme l’a déclaré très justement le CEO de Google, Sundar Pichai, désormais la priorité est à l’AI – « AI first ».

Lire l’intégralité de l’article
« 5 startups en deep learning à suivre en 2017″, par Jean Elyan et Serge Leblal – lemondeinformatique.fr

Ressources complémentaires :
« Deep learning, ne nous y trompas pas, un ordinateur n’a pas d’idées« , par Luc de Brabandere, senior advisor au Boston Consulting Group – lesechos.fr

« Machine learning et deep learning, comment ca marche ?« , par Ludovic Louis siecledigital.fr

« Pourquoi le deep learning révolutionne l’intelligence artificielle ?« , par Toni Conde – bilan.ch

« Quand le deep learning permet aux aveugles d’écouter leur environnement« , par Reynald Fléchaux – silicon.fr

Crédit photo cover : creative commons/Michael Cordedda « Help. Message from artificial intelligence…« 

 

Big Zuckerberg is watching you in VR

Réalité virtuelle : la nouvelle arme de l’empire Facebook
par Clémentine Spiler

Oui, le casque de réalité virtuelle Oculus Rift, s’apprête à rendre votre existence “magique”. Une “présence” comme vous n’en avez jamais connue, en immersion dans un espace virtuel. Et c’est la maison-mère, Facebook, qui régale.

Une autre présence n’est pas spécifiée. Celle du publicitaire de Facebook, assis sur votre canapé, qui peut désormais observer et utiliser tous les aspects de votre comportement, physique et psychologique.

Les trackers de mouvements font partie intégrante de cette nouvelle technologie qui permet, à l’aide d’un casque visuel et auditif, d’évoluer dans un espace totalement virtuel. Oculus Rift, comme ses congénères développés par Samsung ou Google, traque tous les mouvements corporels. Manuels, pour permettre la saisie d’objets virtuels, mais aussi les mouvements de la tête et des yeux, ce qui s‘avère un peu plus problématique, comme l’analyse The Intercept (lire l’article The Dark side of VR)

Collecte de données psychologiques

Combinée à la data collectée ailleurs sur le web (notamment sur Facebook), les données d’incarnation physique représentent une surveillance comme on n’en a jamais connu. Elles donnent aux entreprises et aux gouvernements une représentation plus vraie que nature de nos comportements et de nos émotions. Un tracking encore plus précis est en cours d’élaboration, et permettrait d’analyser les micro-expressions, les tensions musculaires du visage, afin d’affiner l’analyse des émotions à un instant précis, c’est à dire quasiment de nos pensées.

Cette collecte est évidemment vouée à “enrichir votre expérience”, selon Occulus Rift. On s’en doute, nos expériences ne seront pas les seules à s’enrichir de ces données ultra-intimes. Michael Madary et Thomas Metzinger ont rédigé cette année le premier Code de conduite éthique de la réalité virtuelle. Ils font remarquer que “les informations actuellement utilisées par les publicitaires pour cibler leur offre sont limitées aux périphériques que nous utilisons: le clavier, la souris, le tactile. (…) Les statistiques liées à la réalité virtuelle capturent beaucoup plus d’informations sur les habitudes et les intérêts des utilisateurs, et pourraient révéler bien plus largement ce qu’il se passe dans leur tête.”

Big Zuckerberg is watching you

Facebook collecte déjà depuis le début de l’année nos humeurs et nos goûts avec précision à l’aide des émojis qui ont remplacé le simple like. Et pour flipper encore un plus, on se rappelle de cette étude menée par Facebook sur la “contagion émotionnelle sur les réseaux sociaux”, qui prouvait qu’un fil d’actualité pouvait influencer l’humeur des utilisateurs. À l’issue de ce test, une data scientist avait déclaré anonymement : “Le but de ce que nous faisons est de changer les comportements humains à grande échelle. Nous pouvons désormais analyser les bons et les mauvais comportements, et développer des moyens de récompenser les bons et punir les mauvais”. Vous avez dit dictature ?

En attendant, Oculus Rift nie toute volonté de manipuler ses utilisateurs. Un sénateur américain inquiet a écrit une lettre ouverte à l’entreprise, en lui demandant si telle était sa volonté, il a reçu une réponse concise: “Non”.

Une répartie plus connue sous le nom de la méthode Clapper. Du nom de James Clapper, directeur du renseignement américain. En 2013, alors que le Sénat lui demandait, après les révélations Snowden, si la NSA collectait les données de centaines de millions d’Américains, il avait tout simplement répondu: “Non monsieur”. Mais il n’avait pas l’air très bien.

Lire l’intégralité de l’article sur NovaPlanet.com

Crédit photo : Réalite-virtuelle.com, le magazine de la réalité virtuelle et augmentée

 

La révolution solaire indienne

L’inde a beau compter la deuxième plus importante population au monde, environ 300 millions d’indiens (un tiers de sa population) n’est pas raccordée au réseau. On prévoit donc que pour éclairer tous ces foyers, la production d’énergie sera multipliée par trois dans les huit années à venir. Problème : aujourd’hui, les deux tiers de l’électricité indienne sont produits grâce au charbon, l’une des sources d’énergie qui contribue le plus au réchauffement climatique.

L’an dernier, lors du sommet de la COP21 à Paris, le gouvernement indien avait promis que 40% de son énergie proviendrait, d’ici à 2030, de sources non fossiles. L’autorité centrale de l’énergie va à présent encore plus loin maintenant : dans les prévisions qu’elle vient de publier, elle annonce que le pays pourrait produire 57% de l’électricité serait produite, dès 2027, par des sources non fossiles, renouvelables et nucléaires. Et qu’il ne serait par conséquent plus nécessaire de construire de nouvelles centrales à charbon.

La révolution solaire

Cela s’appelle la révolution solaire indienne. Le gouvernement a lancé depuis quelques années un système d’enchères inversées, par lesquelles les autorités nationales et régionales attribuent des marchés d’électrification à l’énergie solaire à l’entreprise qui peut la produire au tarif le moins cher. Et cela a fait chuter les prix du photovoltaïque de 80% en 6 ans.

La production de cette électricité verte est aujourd’hui moins coûteuse que celle obtenue par le charbon importé, et sur le point d’être au même prix que celle produite avec du charbon local. Ce mécanisme attire les investisseurs qui voient en Inde le marché du solaire le plus prometteur. Du reste, d’ici dix ans, un quart de cette énergie verte devrait aussi venir de l’hydraulique, grâce à l’installation de barrages le long des grands fleuves himalayens.

Un projet ambitieux

La tendance semble prometteuse : chaque année, l’Inde multiplie déjà par deux ses capacités de production d’énergie solaire, qui s’élèvent aujourd’hui à 9 gigawatts, avec un objectif fixé à 100 gigawatts d’ici à 5 ans, ce qui correspondrait à près de 100 milliards d’euros d’investissements privés et publics.
A suivre…

Lire l’intégralité de l’article du 27/12/2016 de Sébastien Farcis sur RFi.fr

Ressource complémentaire sur le sujet : le plus grand parc solaire voit le jour en Inde, Insunwetrust.solar

Crédit photo cover : Astonfield’s 11.5 MW solar plant in Gujarat, India / Creative commons – Wikimedia

 

Acsel x Frenchweb Day RH

La transformation digitale n’est pas qu’une histoire d’outils et de technologies ! Pour faire muter durablement les entreprises, il faut aussi penser le numérique en termes de conduite du changement : faire évoluer les modes de management, adapter le temps de travail au mode agile, former les collaborateurs, anticiper les nouvelles compétences, recruter et attirer les talents du digital …

Moteur de l’entreprise, les RH sont devenues l’un des piliers de la transformation numérique des entreprises. Nous vous proposons de découvrir les initiatives d’acteurs innovants dans le domaine.

L’ACSEL et FrenchWeb vous invitent à découvrir les enjeux de la transformation digitale lors de cette matinée qui réunira une vingtaine d’intervenants, acteurs des Ressources Humaines et du management en France, et à l’international.

AGENDA:

9h00 – 9h20 Introduction : Il n’y a pas de transformation digitale sans adaptation des modes de management par Jean-Noël Chaintreuil, fondateur et directeur de 231E47, laboratoire d’innovation et auteur du livre RH & Digital : regards collectifs de RH sur la transformation digitale.

9h20 – 10h00 Table ronde #1 : culture d’entreprise et transformation digitale animée par Thierry Majorel Responsable Innovation et Digital Experience RH chez BPI Group. Avec Laure Wagner Culture Captain de Blablacar, Alix de Sagazan founder AB Tasty, et Peggy Loupe directrice transformation Digitale Interne chez SNCF.

10h00 – 10h10 Keynote : Les nouveaux métiers et compétences de la transformation digitale dans le secteur du marketing et de la communication par Vincent Montet, directeur de la stratégie digitale chez Groupe EDH.

10h10 – 10h50 Table ronde #2 : Comment recruter les meilleurs talents ? animée par Gildas Poirel Directeur au sein du cabinet de conseil en management Hay Group. Avec Vincent Huguet co-founder et CEO d’Hopwork, Grégory Herbé CEO de MyJobCompany, et Perrine Grua Communities and Education director de NUMA Paris.

10h50 – 11h00 Keynote « Linkedin : les dix meilleurs pratiques du recrutement » avec Nicolas Mirail, directeur commercial chez Linkedin.

11h00 – 11h40 Table ronde #3 : Les formations, nouveaux outils, meilleures pratiques animée par Vincent Montet, Directeur de la stratégie digitale chez Groupe EDH. Avec Baptiste Domingues B2B Director chez OpenClassrooms, Sophie Rosier Head of Axa Group Digital Academy chez AXA, Eric Barillan Image Employeur et Campus Management – DRH Group chez Orange.

11h40 – 12h00 Business Case : Workplace by Facebook avec Nicolas Bordas vice-président TBWA\Europe.

12h00 – 12h10 Conclusion : présentation du TOP 100 et des tendances 2017 by Frenchweb
Conclusion de Cyril Zimmermann.

12h10 – 14h00 Cocktail

S’inscrire à l’événement

Crédit photo : © Sergey Nivens – Fotolia.com (via parlonsrh.com)

 

Expérimenter les tiers-lieux

Les tiers-lieux, une notion à expérimenter et co-construire
par Raphaël Besson, Docteur en Sciences du Territoire (Laboratoire PACTE, Université Joseph Fourier, Grenoble) et Chef de projet Living Lab à la Casemate, centre de culture scientifique.

Les tiers-lieux sont des espace hybrides situés entre le domicile et le travail (un « home-away-from-home ») et à l’intersection de l’espace public et privé. Positionnés à l’interface des sciences, de l’économie et de la société, les tiers-lieux ne sont pas restreints à un secteur particulier. Ils peuvent concerner les champs des technologies numériques, médicales, de la culture, du sport, des loisirs etc. Leur spécificité réside justement dans leur capacité à organiser l’interdisciplinarité dans des espaces qui peuvent être physiques et/ou virtuels.

Des lieux stimulant les interactions sociales

Les tiers-lieux créent les conditions d’une plus grande capacité relationnelle entre des acteurs hétérogènes. Première condition, l’ouverture entre les membres de la communauté des tiers-lieux elle-même et le monde extérieur (société civile et autres tiers-lieux). Cette ouverture réside dans la conviction que l’innovation repose sur la masse critique des connaissances mobilisées et la capacité des usagers à concevoir des solutions originales et différentes de celles prévues initialement par les concepteurs. Les tiers lieux sont également des lieux neutres, qui permettent de réduire les relations hiérarchiques de travail, les différences sociales, favorisant ainsi les rencontres informelles et personnelles.

Dans cette perspective, les compétences des médiateurs sont fondamentales au fonctionnement des tiers-lieux. Elles permettent de construire des relations de confiance entre des acteurs socio-économiques et culturels différents, dépositaires d’habitudes de travail et de logiques cognitives distinctes. La convivialité et la flexibilité des tiers-lieux (atmosphère ludique, créative) sont tout aussi essentielles pour créer un sentiment de vie communautaire. La communauté d’acteurs des Tiers lieux peut ainsi travailler, se restaurer, se cultiver, flâner et se distraire grâce aux aménités mises à disposition.

Un nouveau rapport au travail, à la production et à la consommation

Les tiers-lieux présentent la spécificité d’interroger la finalité des productions. Sont tour à tour évoqués des objectifs très hétérogènes : « faire soi-même » (« Do it Yourself »), « créer du lien social », « mieux satisfaire les besoins qui s’expriment dans la société », « augmenter la qualité des produits, services et technologies », « produire de manière durable et responsable » etc. Au travers de ces objectifs ambitieux, l’un des enjeux est d’impliquer le plus grand nombre d’acteurs et de favoriser les initiatives ascendantes. Par ailleurs, le travail au sein des tiers-lieux repose sur l’ouverture, la collaboration, l’échange, l’interdisciplinarité, la co-production. Les usagers / utilisateurs sont ainsi placés au cœur du système d’innovation. Les tiers-lieux facilitent également le passage à l’expérimentation « grandeur réelle ».

Quant au modèle économique, celui-ci est avant tout hybride. Il émane de plusieurs sources de financement : subventions, adhésions, locations, prestations, crowdfunding, etc. Enfin, ces espaces procèdent généralement d’une remise en cause de la propriété intellectuelle classique et de promotion du « libre » ou de « l’open source ».

Une notion à expérimenter et co-construire

Face à la richesse et aux potentialités de ces espaces émergents, nous souhaitons inviter le plus grand nombre d’acteurs à partager recherches, expériences et projets. Tout le monde est concerné : élus et responsables de l’aménagement et de l’attractivité territoriale, universitaires, acteurs économiques, partenaires sociaux et aussi citoyens, salariés, travailleurs indépendants et entrepreneurs.

Lire l’intégralité de l’article du 21/12/16 sur le site ECHOSCIENCES Grenoble

Crédit photo : echosciences-grenoble.fr

© 2019 A MarketPress.com Theme