J’achète donc je suis

Cher à notre société de consommation, cet adage trouve de moins en moins d’écho chez les consommateurs. Ce qui perturbe le marketing. Sa mission depuis de longues années ? Créer le besoin.
Oui mais voilà, le besoin, on en a plus besoin. Il va falloir revenir à l’essentiel : le désir. Pas de problème, parlons désirabilité à tout va ! Désirabilité de la marque, du produit. Oui mais non. Parce que le vrai désir, ce n’est pas celui d’avoir. C’est celui d’être.

Les consommateurs ne sont plus ce qu’ils étaient. Ils sont connectés ! Entre eux, mais pas seulement. A eux.
Ce qui a créé cet état de conscience ? L’immatériel. Internet, donc. Et là on y est. L’immatériel a redonné du sens à l’être. Pas si étonnant au fond.
Mais revenons au marketing. Il a quand même bien réussi le marketing. Réussi à nous faire croire qu’il écoutait, qu’il innovait en bref qu’il était central ! Sauf que ça, c’était avant. Avant l’émergence d’une dynamique incroyable : la communication.
Car quand le marketing tombait devant l’immatériel, c’est bien la communication qui renaissait de ces cendres. Dans ce qu’elle a de plus intrinsèque : échanger, partager, débattre, critiquer. En un mot challenger ce qui existe. Mettre en perspective.
Le mouvement a donc démarré il y a plus de 15 ans. Et on nous parle de crise ? Que nenni : Mu-ta-tion !
Et donc ça prend du temps. Heureusement que ça a déjà commencé… Concilier l’intérêt général et la création de richesses, on y revient !. Les consommateurs deviennent citoyens ? Bonne nouvelle !
Car ce sont eux qui donnent le ton à présent. Et c’est le monde d’en haut qui va devoir suivre. Ce sont eux les nouveaux entrepreneurs. La demande fait l’offre. Drôle de marché.
Alors, marchons ! Pour créer, innover, entreprendre ensemble. En un mot redonner du sens au progrès.

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