Tesla, SpaceX, Hyperloop et colonisation de Mars

Mais qui est donc l’homme le plus riche de la Silicon Valley ?
Avec une fortune estimée à 11 milliards de dollars, Elon Musk, patron visionnaire, déjanté et tyrannique, est devenu l’homme clé de l’économie numérique.

Né en 1971 en Afrique du Sud, en plein Apartheid, il aurait mené avec son père une vie rugueuse après le divorce de ses parents.
En 1999, il cofonde X.com, un service de banque en ligne à l’origine de Paypal qui sera vendu en 2002 à ebay pour un montant de 1,5 milliard de dollars.
La même année, Elon Musk fondait SpaceX dont il est toujours aujourd’hui encore à la fois CEO et CTO. Après plusieurs échecs et des prises de risque maximales, la société SpaceX, au bord de la faillite en 2008, remporte cette année-là un appel d’offres de la NASA pour approvisionner la Station spatiale internationale, à tel point qu’en ce début 2016, la fusée réutilisable de SpaceX pourrait remettre en cause le projet Ariane 6 (Lire l’article de Challenges du 05/01/16.

Rentré dans le capital de Tesla Motors en 2004, Elon Musk dirige la société depuis 2008 : le célèbre constructeur des véhicules électriques préférés des millionnaires dont le siège est basé à Palo Alto en pleine Silicon Valley a vu le cours de son action plus que décupler en à peine 4 ans. En 2015, Tesla se diversifie en proposant une batterie destinée aux habitations permettant de remédier à l’intermittence des énergies renouvelables en achetant l’électricité principalement aux heures creuses et de disposer d’une alimentation de réserve. Powerball fait ainsi le lien avec une autre société d’Elon Musk, Solar City, fabriquant et commercialisant des cellules photovoltaïques.

Mais le nom d’Elon Musk est également associé aux transports du futur. Avec Hyperloop, un projet de recherche engagé en 2013, Elon Musk ambitionne de révolutionner la mobilité. Hyperloop se présente sous forme d’un double tube surélevé dans lequel se déplacent des capsules. L’intérieur du tube est sous basse pression tandis que les capsules se déplacent sur un coussin d’air généré à travers de multiples ouvertures et sont propulsées par un champ magnétique généré par des moteurs à induction placés à intervalles réguliers à l’intérieur des tubes. En théorie, il serait ainsi possible de relier le centre de Los Angeles au centre de San Francisco en moins de 30 minutes, ce qui représente une distance de 551 kilomètres à plus de 1 102 km/h, soit plus rapidement qu’en avion.
Elon Musk imagine même rendre le système auto-suffisant en plaçant des panneaux solaires sur les tubes, voire générer un surplus d’énergie si l’Hyperloop consomme moins que l’électricité accumulée.

Place à la spéculation : l’ambition d’Elon Musk est sans limite. Le milliardaire américain ambitionne de devenir le leader des transports spatiaux privés en établissant des vols réguliers entre la Terre et Mars, espacés de quelques semaines, en misant sur des fusées réutilisables en guise de navette. Et Musk ne se contente pas de vouloir « visiter » Mars, il rêve d’y installer une colonie permanente de 80 000 personnes, dans un premier temps. La question de l’approvisionnement en eau sera centrale, alors que la ressource n’est a priori présente que sous forme de glace, en quantités limitées. Bref, Mars reste un rêve mais Elon Musk place ses pions un à un pour le réaliser.

Crédit photo cover : Creative Commons / www.geteverwise.com

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